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| | Conversion des terres agricoles | |
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Argo Admin


Nombre de messages: 8631 Age: 47 Localisation: pas de calais Date d'inscription: 24/11/2008
 | Sujet: Conversion des terres agricoles Ven 12 Fév 2010 - 19:51 | |
| On assiste à un phénomène général et continu de conversion des terres agricoles vers d'autres usages : jusqu'à présent, ce mouvement s'opérait partie par boisement, partie par urbanisation. C'est maintenant l'urbanisation, ou "artificialisation des sols", qui absorbe les terres agricoles abandonnées. Les chiffres montrent aussi que l'urbanisation des sols s'accélère : de 54 000 hectares par an dans la décennie 1982-1992 à 74 000 hectares par an sur les années 2006-2008.
Ce rythme dépasse largement la croissance de la population.
Le sujet est pris au sérieux au plus haut niveau : le 25 janvier, lors de l'émission télévisée "Paroles de Français", Nicolas Sarkozy a ainsi dit : "Nous avons besoin de protéger les terres agricoles, parce que les terres agricoles, c'est l'équivalent d'un département qui disparaît par an, c'est une catastrophe." C'est en fait en dix ans que l'équivalent d'un département est absorbé par l'artificialisation, mais le danger est réel. "Le gaspillage des terres agricoles continue inexorablement, écrit André Thévenot, président de la fédération des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). L'étalement urbain ne cesse de s'amplifier au détriment des espaces agricoles, forestiers et naturels périurbains, au risque de perturber les équilibres écologiques et territoriaux."
Un spécialiste du cabinet d'études Solagro, Philippe Pointereau, s'inquiète même pour l'autonomie du pays : "Au rythme actuel de perte des terres agricoles, la France pourrait devenir franchement importatrice de denrées agricoles en 2050, et perdre son indépendance alimentaire."
La cause essentielle du gaspillage de l'espace est le décalage entre le revenu agricole et le prix du foncier : il est toujours plus intéressant de vendre une terre à la construction que de la conserver en culture. Ainsi, le prix national des terres et prés libres est d'environ 5 170 euros l'hectare en 2008, selon les Safer. Mais si le terrain devient constructible, sa valeur est d'un coup multipliée par quatorze dans la Creuse, par cinquante dans la région toulousaine et même par... trois cents en région parisienne. Rares sont d'ailleurs les agriculteurs à tirer profit de cette culbute, puisque plus des deux tiers des exploitations sont en fermage.
Taxer les plus-values
Quoi qu'il en soit, le facteur-clé sera une volonté politique de maîtriser cette surconsommation d'espace. Les élus locaux sont toujours tentés d'urbaniser, ce qui génère de nouvelles recettes fiscales. Le législateur a déjà essayé de freiner cette érosion des terres agricoles, mais en vain. La loi SRU de 2000 conférait aux schémas de cohérence territoriale (SCOT) l'obligation de prendre en compte la préservation des terres agricoles. "Les SCOT" montent en puissance, mais leur couverture nationale n'est pas très forte", note cependant un agent de l'État. En 2005, les départements ont aussi été dotés de la compétence de protection des espaces péri-urbains avec un nouvel instrument, les PAEN, leur permettant d'acheter des terres agricoles et de jouer le rôle de bailleur. Mais sans succès jusqu'à présent.
La loi de modernisation agricole, qui doit être discutée au Parlement après les élections régionales des 14 et 21 mars, va également tenter de réduire la consommation de terres agricoles. L'objectif en serait, selon le ministre Bruno Le Maire, de réduire de moitié ce gaspillage d'ici à 2020 à travers, notamment, la taxation des plus-values excessives. |
|  | | cedric et son pointer Chasseur passionné


Nombre de messages: 340 Age: 37 Localisation: bethune Date d'inscription: 25/10/2008
 | Sujet: Re: Conversion des terres agricoles Sam 13 Fév 2010 - 10:42 | |
| Bonjour a tous Pour rebondir sur l'article de thierry je vais vous expliquer un peut ma situation. Je suis agriculteur (en GAEC avec mon frere) a Béthune(les derniers agriculteurs rescapés de la ville) apres nous il n'y en aura plus de si tot!!!!! Tous les ans nous perdons des terre pour l'urbanisation et la ville empiette de + en + sur notre outil de travail a tel point que parfois nous réflechissons sur l'avenir de l'exploitation.Depuis l'an 2000 nous avons perdu 14.5 hectares de trerres cultivables et tout cela pour faire des maisons, et meme avec un bail de culture tu ne peut pas t'opposer au proprietaire (qui vends a bon compte ses terrains )car bien souvent il est proprietaire d'aures parcelles que tu cultives et comme tu ne veut pas la guerre tu vas dans son sens(il faut aussi se mettre a leur place quand on vient te proposer le pactole pour une parcelle je pense que la decision est vite prise).Ce qui me mets le plus en colere c'est que dans le secteur beaucoup de friches sont a l'abandon et ne servent a rien. C'est un tres gros probleme pour l'agriculture esperont que nos hommes politiques s'emparrent de la situation. |
|  | | bob62 Chasseur passionné


Nombre de messages: 525 Age: 30 Localisation: lille Date d'inscription: 15/07/2008
 | Sujet: Re: Conversion des terres agricoles Sam 13 Fév 2010 - 13:10 | |
| merci thierry d'avoir lancé ce sujet qu'on ignore trop souvent comme le dit cédric (à demi-mot) le pigeon de l'affaire est le cultivateur fermier (et non propriétaire) qui perd son outil de travail même s'il est titulaire d'un bail. La procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique permet tout simplement de mettre l'agriculteur dehors même en l'absence de consentement. Du point de vue écologie et chasse (sujet qui nous rassemble) ce phénomène est également catastrophique. Un hectare urbanisé c'est plus qu'un hectare de perdu pour la faune à cause des effets induits (dérangement du gibier bruit multiplication des voies d'accès et infrastructures routières). Comme Vianney qui voit le bois à côté de chez lui rasé c'est un crève coeur de voir se monter hangars entrepots lotissements (lié au développement de l'habitat ondividuel)
A mon avis nos chers politiques s'empareront du problème si notre approvisionnement en denrées agricoles devient insuffisant. Si on en croit tes chiffres Thierry (1 département 10 ans) on va se trouver rapidement au pied du mur Qu'en pensez vous les autres forumeurs? |
|  | | Chêne Chasseur passionné

Nombre de messages: 2011 Age: 63 Date d'inscription: 12/12/2007
 | Sujet: Re: Conversion des terres agricoles Lun 15 Fév 2010 - 15:57 | |
| Bonjour, Je ne sais pas trop qu'en penser. Aux infos à Antenne 2, au 13 heures, un reportage sur le sujet m'a appris que chaque jour il y avait...je n'ose donner un ciffre...il y avait donc, des cultivateurs qui cessaient leurs activités; Qu'un département en moyenne, disparaissait en surface agricole cultivée du fait de l'emprise de l'urbanisation. Un agriculteur, jeune et en Gaec aussi, obligé de se mettre en gaec.. disait que ses terres étaient maintenat plus éloignées de sa ferme, qu'il avait multiplié sa consommation de gas oil par deux pour s'y rendre, qu'il lui fallait emprunter des routes départementales pour aller cultiver avec ses engins etc...Il ne comprenait pas non plus. D'un autre côté, il y déprises agricoles dans certains départements et on s'en plaint : incendies, multiplication du sanglier nuisible etc...qu'il faudrait Ré occuper ces zones... L'agriculture va mal, de plus en plus mal à mon sens... Alors : volonté politique de noyer le poisson dans l'eau ? PAC ? Volonté de l'Europe ? Et le biologique là dedans ? Dans l'agriculture, on met beaucoup de choses : les problèmes des poissonniers, le thon rouge...les fruits et les producteurs, les marges des grandes surfaces, les multinationales et le prix du lait au litre comparé au yaourt, au fromage etc... Je crois qe les gens comme moi, qui essayent de comprendre ne comprennent plus... D'autant, j'en suis certain, qu'on a fait paraître sur internet le montant des subventions accordées à chacune des exploitations... Alors : transparence ou discrédit pour l'opinion ? Volonté de "crouler" certains plus petits qui sont étranglés? Donner des subventions pour soulager temporairement, c'est bien mais pour combie, de temps celles et ceux qui vont pouvoir avoir une aide, ils n'auront pas tout ce qu'il leur faudarit et en plus, je crois que leur surendettement va les mettre au tapis pour combie, de temps? Je sais que je ne voudrais pas avoir les soucis des agriculteurs en ce moment...quant à leur avenir, je comprends leur détresse car ça on n'en parle pas assez. Il est grand temps que les agriculteurs se prennent en main, enfin là encore, je ne suis pas dans leur contexte et je ne le vis pas tous les jour...ça aussi nous n'en sommes pas conscients. Mais ce à quoi je faisais allusion, c'est l'absence d'un "grand syndicat" quand il y eu les dernières manifestations, à leur début : cela lui a été reproché même par les médias... Alors que la France a ses racines dans l'agriculture depuis toujours. Que les gens fréquentent le salon de façon énorme...que de nombreux citadins sont d'origine agricole...que la campagne se dépeuple de plus en plus...que les gens veulent vivre en campagneMAIS avec les "soi disant avantages de la ville".
Je crois qu'il y a une volonté supérieure, politique avec des pays à qui l'Europe attribuera, qu'on le veuille ou pas, un statut : tel pzys, l'industrie automobile, tel autre,le tourisme...un utre l'agriculture dans telle production... Enfin, il y a tellement de pressions politiques partout et des "technocrates bien pensant" que je carns fort avec le poids sans cesse croissant de la force politique des verts, qu'on ne pourra pas faire grand chose. Je ne vois pas d'un bel oeil l'avenir de l'agriculture et comme je l'ai dit, on y perd son latin nous le commun des mortels...Les gens, pour la plupart ne sont pas informés et ne se soucient pas d'être informés sur le SCOT, le PlU...sauf pour ce dernier si leur terre passe en terrain à bâtir pour gagner des sous...et en veulent aux élus qui prennent des décisions dans l'intérêt général quand ils mettent ou laissent des terres en zone verte, non constructible, etc... Tout devient catégoriel et, malheureusement l'information étant très technique, les gens ne savent pas tout ou reiennet ce qu'on veut bien leur dire...orienté pour bien souvent. C'est comme pour les éoliennes : tout le monde est pour, mais pas devant chez soi, ni trop devant, assez loin pour ne rien entendre, pas pour détruire le paysage, pétitions, etc ...et après on nous dit que cette éolienne a été installée parce que le cultivateur touche autant d'euros par an...qu'il est "prévu" une autre, une troisième...
On finit par, comme moi je le répète, tout mélanger et ne plus trouver UNE cohérence ...je crois que c'est ça : on brouille les caertes, dans quel but ? Bon courage ! |
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